Histoire

Genèse du tennis de table à Agneaux

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les habitants d’Agneaux sont rentrés d’exode, et il leur faut mettre « hors d’eau » leurs maisons sinistrées, mais aussi accueillir leurs voisins saint-lois, après avoir subit les caprices du temps. Pas encore question de trouver un local pour y créer une « maison des jeunes et de la culture ».

En 1947, l’abbé André Lemercier est appelé à exercer à la cure d’Agneaux. Outre sa fonction spirituelle, il envisage de rassembler les jeunes de sa paroisse et de leur offrir des activités cultuelles et culturelles (chorale et théâtre). Il dispose pour cela des locaux de l’ancienne école privée de filles, rue de la Cavée. Un groupe de garçons, parmi lesquels Michel Anne, souhaite alors y ajouter des activités sportives. Une salle est disponible : quelle aubaine pour jouer au ping-pong ! Parmi ceux-ci, quatre sont de jeunes menuisiers. Ils disposent de quelques planches de coffrage et de contre-plaqué. Juste ce qu’il faut pour fabriquer en quelques coups de scie et de marteau leur première table ! Un coup de peinture, deux tréteaux, un filet, et les premières rencontres peuvent être disputées…

Peu de temps après, conscients d’avoir acquis une « certaine valeur », ils se mesurent à d’autres groupes de jeunes ayant les mêmes préoccupations qu’eux. Des rencontres amicales sont organisées, et les jeunes agnelais affrontent alors des scolaires de Villiers-Fossard, ou d’autres pongistes en herbe à Pont-Hébert, Carantilly, Cametours, et même à Baudre… dans la « chambre à grains » d’une ferme.

Du ping-pong au tennis de table

En 1950, les jeunes agnelais décident de s’engager en compétition officielle, au grand dam de leurs amis de l’Union Pongiste, un club saint-lois, qui leur promettent une existence éphémère… Pour cela, ils se heurtent à quelques difficultés : en premier lieu, la création d’un comité de dirigeants ayant la majorité légale (alors à 21 ans), alors qu’ils sont alors tous mineurs…

Des adultes, remplis de sympathie pour le groupe de jeunes, acceptent de prendre des responsabilités :

  • L’abbé Lemercier devient président
  • Albert Desile, vice-président
  • Monsieur Bournier, secrétaire
  • Monsieur Fourre, trésorier
  • Eugène Andres et Louis Lebon, membres du bureau

Et vogue la galère ? Pas encore !

  • Il faut des statuts : ceux-ci sont sollicités auprès de la fédération et sont adoptés en quelques minutes.
  • Il faut un nom : « Étoile sportive d’Agneaux » (ESA) ? Trop banal ! ; « Union sportive d’Agneaux » (USA) ? Trop prétentieux !

D’autres propositions, fusent, sans faire l’unanimité. En cette année 1950, les premiers Jeux olympiques de l’après-guerre viennent de se dérouler à Londres, et Julien Lebas, du Stade Saint-Lois, vient d’y participer. Parmi les jeunes fondateurs du club, certains l’avaient côtoyé sur les stades ou sur les pistes. L’utopisme de l’adolescence fait miroiter au groupe que le nouveau club pourrait un jour devenir omnisports (football, cyclisme, athlétisme, boxe, etc.).

Alors, pourquoi pas l’OLYMPIQUE CLUB D’AGNEAUX ?

Le nom fut adopté, et la section tennis de table créée, sans que l’ambition de pratiquer les autres disciplines se concrétise. Par la suite, le club a conservé son esprit de camaraderie. On lui a même reproché son manque d’ambition. L’OC Agneaux a connu des hauts et des bas, des joies et des déceptions sportives.

Après l’avoir attendue pendant une quinzaine d’années, l’OC Agneaux a vu se construire une nouvelle salle, plus adaptée à la pratique du tennis de table. Pendant ses cinquante premières années d’existence, le club avait souvent dû changer de locaux : après avoir joué dans la salle paroissiale (devenue chapelle provisoire), il a fallu s’entraîner et jouer dans un débit de boissons (le café Verdier), puis dans la salle des mariages de la mairie, avant d’atterrir dans une salle située derrière le groupe scolaire, trop exiguë pour pouvoir offrir de bonnes conditions de jeu.

Un problème résolu grâce à l’inauguration de la nouvelle salle du club, en 2004. Une salle dédiée à la pratique du tennis de table, offrant des conditions de jeu idéales, qui a pris le nom de salle Michel-Anne en octobre 2012.

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